AGROÉCOLOGIE&RÉSILIENCE
Dans ce module de travail, nous examinons le potentiel des pratiques agroécologiques pour améliorer la résilience et la durabilité. En favorisant le dialogue entre les connaissances locales et la science moderne, nous nous attaquons aux obstacles à l’agriculture durable et promouvons une agriculture intelligente face au climat.
Au cours des trois dernières décennies, les modèles agricoles mondiaux ont été profondément remodelés. Les organisations internationales comme la durabilité de ces systèmes agricoles « modernisés » (De Schutter, 2010), plaçant l’agroécologie au premier plan. Cependant, cette littérature aborde souvent l’agroécologie d’un point de vue technique (voir par exemple Tscharntke et al., 2012 ; Béné et al., 2019 ; Foley et al., 2011 ; Altieri et al., 2012).
Connaissances locales et/ou/par rapport aux connaissances de la science « moderne »
Les pratiques agroécologiques peuvent s’appuyer à la fois sur les connaissances locales et sur les apports de la science moderne. Si les pratiques traditionnelles peuvent être efficaces pour résoudre des problèmes spécifiques à un contexte donné, elles ne sont pas toujours applicables aux nouveaux défis tels que le changement climatique à grande échelle. De même, si la recherche scientifique peut fournir des informations précieuses sur les processus écologiques, elle ne tient pas toujours compte des connaissances et des expériences des agriculteurs locaux. Notre consortium contribuera à déterminer comment les approches politiques peuvent contribuer à améliorer le dialogue entre ces différentes formes de connaissances. Nous identifierons les obstacles culturels, institutionnels et politiques à surmonter afin de créer un espace pour les formes de connaissances ancrées localement dans la recherche scientifique « moderne » sur l’agriculture intelligente face au climat.
Modèles agraires concurrents et choix politiques
Les relations de pouvoir jouent un rôle important dans la manière dont les agriculteurs peuvent s’engager dans des pratiques agricoles agroécologiques. Dans de nombreux cas, les acteurs dominants du système alimentaire, tels que les entreprises agroalimentaires, ont un pouvoir et une influence considérables sur les pratiques agricoles. Ces acteurs promeuvent souvent des modèles d’agriculture industrielle qui reposent sur l’utilisation intensive d’intrants chimiques, les monocultures et d’autres pratiques non durables. Cela peut créer des obstacles pour les agriculteurs qui souhaitent adopter des pratiques plus agroécologiques, tels que le manque d’accès aux ressources et aux intrants, des opportunités de marché limitées et un faible soutien politique. En outre, les relations de pouvoir au sein des communautés agricoles locales peuvent également jouer un rôle dans la détermination des agriculteurs qui ont accès à la terre, à l’eau et à d’autres ressources, ce qui peut avoir un impact sur leur capacité à adopter des pratiques plus durables. Notre consortium apportera sa contribution sur la manière dont les approches politiques peuvent aider à interagir avec les relations de pouvoir existantes au sein du système alimentaire mondial, afin de donner aux agriculteurs la possibilité de passer d’une agriculture conventionnelle à une agriculture intelligente face au climat.
Terre, droits sur l'eau et résilience aux crises (y compris le changement climatique)
Smallholder farmers are often better adapted than large-scale farming models to integrate agroecological practices. This is because smallholder farmers typically have a deep understanding of local ecological processes and can adapt their farming practices to the specific conditions of their farms. At the same time,
well as national governments have promoted ‘modernised’ and ‘professionalised’
Les petits exploitants agricoles sont souvent mieux adaptés que les modèles d’agriculture à grande échelle pour intégrer les pratiques agroécologiques. En effet, les petits exploitants agricoles ont généralement une connaissance approfondie des processus écologiques locaux et peuvent adapter leurs pratiques agricoles aux conditions spécifiques de leurs exploitations. Dans le même temps,les gouvernements nationaux ont encouragé des modèles agricoles productivistes « modernisés » et « professionnalisés ». Les agriculteurs du monde entier ont été incités ou contraints d’adopter des techniques agricoles conçues scientifiquement (telles que l’utilisation de semences améliorées et d’engrais chimiques) et orientées vers la maximisation globale de la production. Beaucoup ont été poussés à accroître l’ampleur de leurs activités ou à quitter le secteur agricole. En particulier dans les pays subsahariens, où une grande partie de la population dépend des activités agricoles, les politiques de modernisation agraire ont eu un impact profond sur le tissu économique et social des sociétés rurales. Ces dernières années, des preuves scientifiques remettent de plus en plus en question la durabilité de ces systèmes agricoles modernes. plaçant l’agroécologie au premier plan. Cependant, cette littérature aborde souvent l’agroécologie d’un point de vue technique (voir par exemple Tscharntke et al., 2012 ; Béné et al., 2019 ; Foley et al., 2011 ; Altieri et al., 2012).
