BIODIVERSITÉ&ÉCOSYSTÈMES
Ce module de travail explore les causes profondes de la perte de biodiversité et de la dégradation des écosystèmes. Nous voulons contribuer à des pratiques de conservation inclusives et durables qui alignent les besoins des communautés locales sur les objectifs mondiaux de conservation.
Ce projet vise à explorer plus avant les preuves liées à la perte de biodiversité et à la destruction des écosystèmes dans les pays partenaires. Il cherche à comprendre pourquoi ces formes de dégradation de l’environnement se poursuivent et quelles approches, méthodologies et outils peuvent nous permettre d’avancer vers des objectifs de conservation et des alternatives de gestion durable qui soient inclusives, justes et adaptées aux besoins des différentes communautés et institutions des pays partenaires.
Enquêter sur les causes profondes et les facteurs de la perte de biodiversité et de la déforestation
The commitment to biodiversity conservation and ecosystems involves a range of actions to protect the variety of all life forms on Earth, including animal, plant and microscopic species, and the ecosystems to which they belong. This diversity is essential to human survival and well-being because they provide multiple ecosystem services. However, human activities such as pollution, destruction of natural habitats, climate change and overexploitation of natural resources have a severe negative impact on biodiversity and ecosystems. This can compromise their ability to provide vital services and lead to serious consequences, including reduced food production, the spread of diseases, water pollution and water stress, among other disruptions of ecosystems.
L’engagement en faveur de la conservation de la biodiversité et des écosystèmes implique une série d’actions visant à protéger la diversité de toutes les formes de vie sur Terre, y compris les espèces animales, végétales et microscopiques, ainsi que les écosystèmes auxquels elles appartiennent. Cette diversité est essentielle à la survie et au bien-être de l’humanité, car elle fournit de multiples services écosystémiques. Cependant, les activités humaines telles que la pollution, la destruction des habitats naturels, le changement climatique et la surexploitation des ressources naturelles ont un impact négatif important sur la biodiversité et les écosystèmes. Cela peut compromettre leur capacité à fournir des services vitaux et entraîner de graves conséquences, notamment une réduction de la production alimentaire, la propagation de maladies, la pollution de l’eau et le stress hydrique, entre autres perturbations des écosystèmes.
La création de réserves naturelles pour la conservation de la biodiversité et la gestion durable, la mise en œuvre de pratiques agricoles durables et de l’agroforesterie, la réglementation de la chasse et de la pêche, et la promotion de modes de vie durables et respectueux de l’environnement sont autant de mesures permettant de réduire les effets négatifs des activités humaines sur les habitats naturels et les espèces. Grâce à l’analyse des politiques et à la recherche d’études de cas dans nos pays partenaires, nous examinerons le défi de la perte de biodiversité, y compris les occasions manquées de conservation de la biodiversité, d’un point de vue socio-écologique, multi-acteurs et multi-échelles qui combine une analyse de l’agence et des pratiques des communautés sur le terrain avec une compréhension des institutions, des forces économiques et des politiques qui permettent ou empêchent les efforts de conservation de la biodiversité. Nous réfléchirons entre autres aux tensions, aux compromis et aux opportunités que recèle le lien complexe entre les objectifs de conservation de la biodiversité, de gestion/utilisation durable des écosystèmes et de développement socio-économique. En conséquence, notre consortium générera des connaissances sur la manière dont les programmes politiques peuvent soutenir (i) un meilleur alignement entre les pratiques, les besoins socio-économiques et les intérêts des communautés locales et les objectifs et réglementations de conservation (inter)nationaux existants ; (ii) une interaction plus équitable et socialement durable entre les communautés vivant dans des territoires riches en biodiversité et les puissants acteurs et intérêts économiques qui précipitent la perte de biodiversité et l’extraction non durable des ressources naturelles (Busscher et al., 2020).
Combler les lacunes en matière de connaissances
Nous connaissons actuellement une dynamique sans précédent dans laquelle la présence humaine est devenue un facteur déterminant de l’évolution géologique de la planète, de la biodiversité et des écosystèmes (Biermann et al., 2016). L’Anthropocène pousse les chercheurs et les décideurs politiques à réfléchir : (i) aux conséquences de l’action humaine sur la nature (Malm, 2017) ; (ii) à la manière dont nos conceptions de la nature conduisent à sa dégradation (Angus, 2016) ; et (iii) aux modalités de la transition écologique désormais considérée comme une exigence à la fois politique et éthique (Robbins et Moore, 2013). Les initiatives mondiales de lutte contre la dégradation de l’environnement se sont accélérées depuis le début des années 2000. Elles visent à agir sur la conservation de la biodiversité et la protection des écosystèmes pour limiter les effets négatifs de l’Anthropocène. Depuis 2015, ces initiatives se sont concentrées sur les ODD, qui (au-delà des ODD 13, 14 et 15) servent de référence mondiale axée sur le développement durable (Siegel et al., 2020), construite autour des concepts de croissance verte, de développement humain et de résilience (Agbedahin, 2019). Le référentiel des ODD a été traduit en recommandations politiques et en programmes éducatifs axés sur le développement des compétences en matière de durabilité (Demssie et al., 2020). Nous utiliserons des études de cas pour examiner les progrès réalisés dans les pays partenaires sur la base des rapports nationaux et des informations scientifiques disponibles. Notre objectif est de comprendre les raisons et la logique qui sous-tendent les réalisations et les lacunes persistantes. Cela nous permettra de développer de nouvelles approches pour relever les défis restants.
Évaluation de l'impact environnemental au niveau communautaire
Nous utiliserons des études de cas pour comprendre comment les expériences et les compréhensions locales de l’Anthropocène sont présentes dans certaines communautés locales et quelle est la relation entre cet « Anthropocène local » et les modalités vernaculaires de la « transition écologique » que vivent ces communautés (Armitage et al., 2020). Une telle perspective est fondamentale pour générer des connaissances sur (i) la manière dont la dégradation de l’environnement est vécue et ressentie localement par les communautés locales ; (ii) la manière dont ces communautés pensent et pratiquent la transition vers la durabilité et les défis auxquels elles sont confrontées ; et (iii) le rôle que leurs visions du monde, leurs connaissances et pratiques écologiques locales peuvent jouer dans la redéfinition des mécanismes de transition écologique inclus dans les cadres nationaux et mondiaux sur le développement durable (Castro-Arce et al., 2019).
