Agroforesterie
Agroforesterie
L’agroforesterie comme pratique précède largement sa récente conceptualisation et institutionnalisation comme discipline scientifique. elle consiste en l’association sur une même parcelle d’arbres ou d’éléments ligneux et de pro-duction végétale et/ou d’élevage dans le but d’accroitre les bénéfices agricoles, environnementaux et économiques. L’agroforesterie révèle des manières de faire sur un territoire ainsi que l’expression de modes de relations entre humains, végétaux et les animaux.
Habitat
Habitat
Le concept d’habitat englobe des dimensions écologiques, sociales et culturelles. Il varie selon les contextes géographiques et climatiques, notamment en Afrique. Il désigne un espace vital pour les espèces, influencé par des facteurs naturels et humains, et – plus récemment – par le changement climatique. Le Lac Kivu incarne cette diversité: espace naturel, voie de communication, réserve halieutique, source énergétique mais aussi zone à risque. L’évolution des usages et perceptions du lac révèle les tensions entre exploitation économique, besoins locaux et préservation écologique, mettant en lumière la complexité croissante de la relation entre sociétés humaines et environnements naturels.
Pertes et Dommages
Pertes et Dommages
Le concept de «pertes et dommages» désigne les préju-dices causés par le changement climatique anthropique qui ne peuvent être évités par des mesures d’atténuation ou d’adaptation. Il désigne également un domaine émergent de la politique climatique qui porte sur ces impacts négatifs. Les pertes et dommages peuvent être causés par des catastrophes climatiques soudaines. Ils peuvent également découler des effets plus lents du réchauffement climatique. La politique climatique distingue les pertes et dommages économiquesdes pertes et dommages non économiques. Les débats sur la manière de traiter les pertes et dommages restent controversés, reflétant les tensions entre, d’une part, les approches fondées sur la justice climatique et, d’autre part, les approches technocratiques axées sur le marché.
Diversité bioculturelle
Diversité bioculturelle
Le concept de diversité bioculturelle examine l’interdépen- dance de la diversité biologique et culturelle, en mettant l’accent sur leur coévolution au sein de systèmes socio-éco- logiques complexes. Malgré son potentiel d’intégration de la conservation et des valeurs culturelles, ce concept est confronté à trois confusions conceptuelles : la définition de l’échelle des interactions bioculturelles, la reconnaissance de l’hétérogénéité des relations bioculturelles et son utilisation à des fins politiques. Nous analysons ces tensions à travers une étude de cas de la réserve de biosphère de Yangambi en république démocratique du congo. ici, les liens culturels des communautés locales avec leurs terres ancestrales au sein de la réserve interagissent avec des circonstances structurelles plus larges. cette étude de cas met en évidence la nature dynamique et contestée des interactions bioculturelles et leurs implications pour la conservation.
Le Nexus Changement Climatique - Conflit
Le Nexus Changement Climatique - Conflit
Un scénario largement répandue parmi les décideur.euse.s politiques et les médias suggère que le changement clima- tique épuise les ressources, intensifie la concurrence pour l’accès à la terre et à l’eau, et provoque des migrations, ce qui finit par épuiser les ressources et déclencher des conflits dans d’autres régions. Cependant, le débat académique sur la question de savoir si et comment le changement climatique contribue aux conflits violents n’est toujours pas tranché. Cette contribution examine l’évolution des perspectives dans cette discussion, et plus particulièrement l’argument selon lequel le changement climatique n’est pas directement à l’origine des conflits violents, mais qu’il interagit avec d’autres facteurs de conflit, tels que la capacité de l’État et la gouvernance contro- versée des ressources et du climat. Elle analyse également les conséquences politiques de la présentation des conflits comme étant liés au climat, ainsi que l’impact plus large de l’instabilité sur la résilience climatique.





